15/04/2009

Historique et chemin de croix

Historique de ma technologie et chemin de croix :

Pour être franc, je ne sais pas quand cette technologie a vue le jour dans ma tête.

En 1999, en décembre, le 12, une semaine avant la grande tempête qui fit tellement de dégât, j’ai déjeuné avec une amie.

Cette jeune femme (charmante) est une biologiste moléculaire (pompeux le truc non ? moi j’adorais ça… Je parle de la biologie moléculaire évidemment…), extrêmement brillante (en plus, comme quoi les femmes belles et intelligentes existent, pour ceux qui en doute... Non je ne suis pas machoClin d'oeil) et lors de ce déjeuner nous avons parlé d’ADN (oui… On est con quand on est jeune !Clin d'oeil) et je ne saurai vous dire comment c’est venu mais au cour de ce déjeuner elle me lança une phrase qui ne devait cesser de raisonner dans ma tête : «il n’y a rien de plus stable que l’ADN, on a trouvé des fragments sur une momie d’un individu mort depuis 2000 ans ».

 

La stabilité de l’ADN, l’idée était lancée, et très vite, tout un tas d’idées latentes dans mon esprit se sont cristallisées sur ces mots et moins de 15 jours plus tard, je rédigeais d’un trait une théorie novatrice sur l’ADN.

Je ne rentrerais pas dans les détails car cette théorie révolutionnaire a d’énorme retentissement et aura de lourdes conséquences si elle est exploitée par des gens déraisonnables, ce dont notre époque ne manque pas, vous en conviendrez ! D’où cette autocensure très contraignante mais qui me semble incontournable.

Entre autres chose, cette théorie complète de façon plus que pertinente la théorie de l’évolution de Darwin et permet de mieux comprendre l’évolution de la vie par quelque chose que j’appellerai «l’information».

Cette «information»  a littéralement écrit les règles de l’évolution, et si la théorie de l’évolution nous raconte comment la vie a écrit son histoire, cette «information» est le livre sur laquelle cette histoire c’est écrite.

De la première molécule auto-réplicative à la magie qui fait qu’une interaction complexe entre différentes cellules d’un tissu appelé cerveau a créé la conscience, tout tourne autour de cette «information».

 

L’air de rien cette «information» joue encore et jouera jusqu’à la fin des temps un rôle prépondérant au sein du cycle cellulaire de chaque espèce animale ou végétale et a conditionné et conditionnera toutes les phases importantes de l’évolution cellulaire et, à travers elle, l’évolution toute entière.

 

La formation de tous les cancers trouvent dans cette «information» la source et le vieillissement cellulaire et donc le vieillissement lui-même en est la conclusion incontournable même si la vie au cours de l’évolution à trouvé des parades pour ralentir ou régler certains problèmes (apoptose, ADN non codant…) .

 

Incontournable ? Vraiment ? Croyez vous ?

 

En fait c’est là le problème, et la cause de mon autocensure, tous les cancers et le vieillissement lui-même ne sont que des conséquences malheureuse de nécessités évolutives ayant permis notre création à cause de cette «information» et si naturellement elles sont incontournables nous pouvons artificiellement inverser ces processus contrairement aux idées acquise par nos ignorances.

Nous ne sommes malheureusement pas prêts pour assumer un tel pouvoir et les conséquences sociologiques seraient purement terrifiantes avec une population actuelle en augmentation et avec déjà plus de 6 milliards de nos semblables sur terre une telle découverte serait pire que le mal et il est hors de question d’imaginer une seule seconde qu’une certaine «élite» puisse se «payer» une certaine forme d’immortalité.

 

Mais je vous rassure, il reste pas mal de travail et il faudra beaucoup de moyens (quelques millions en fait… Une bagatelle non ?) mais comme j’ai pu le constater à mes dépens, vu la difficulté de lever des fonds, même grotesques, dans ce système à la con, on est tranquille ça ne verra jamais le jour.

 

Par contre il est amusant de constater que pendant des siècles les hommes ont couru après le mythe de l’immortalité ou de la fontaine de jouvence comme si nos consciences savaient inconsciemment que cette fontaine existait et qu’il fallait juste la trouver pour ne pas disparaitre.

 

Le problème ce n’est pas qu’il nous faille la trouver, non, il nous faut la créer…

 

Je me demande même si ce mythe est un mythe ou si par instinct de survie nos cellules neurales ne nous ont  pas simplement dit de chercher cette source, ce moyen de prolonger nos vies comme l’instinct de certaines proies les oblige à rester grouper pour résister aux prédateurs comme des bactéries le font pour éviter d’être dévorées par une paramécie ?

L’idée est amusante…

Ce pourrait-il que les cellules aient une certaines forme de conscience et soit capables, par ce qu’on appelle l’instinct, d’influencer un être ? Quoiqu’il en soit, nos cellules ont accès à cette «information» puisque l’évolution les a contraintes à trouver des parades pour prolonger leur vie.

 

Avouez que cette idée à défaut d’être prouvée est originale… « Appeler moi Dave », le film avec EDDIE MURPHY pourrait très bien imager cette idée, nos corps ne serrait que des machines contrôlées par des êtres miniatures capables de conscience ?

ça c’est une idée complètement folle, je le reconnais, mais qui peut dire où nos pensées trouvent réellement leurs sources ?

 

Bref je m’égare dans quelque chose qui relève plus de la philosophie et ce n’est pas le but.

Mon projet technologique, dont ce blog est l’objet principal, prend corps en 2002, licencié pour raison économique de mon emploi de responsable laboratoire (comme tant d’autres) je me mets en tête de développer une nouvelle technologie de chromatographie en phase gazeuse à très haut débit en m’appuyant sur une théorie dérivée de ma théorie sur l’ADN, à l’échelle, envisager cette technologie pourrait permettre d’avoir une maitrise totale de l’élément gazeux avec toutes les applications qui en découle mais oublions ça, ce n'est plus l'objet.

 

Je ne vais pas rentrer dans les détails rébarbatifs, ni m’étaler sur les moqueries de physiciens, chimistes et autres biologistes et climatologues qui ont traversé ma route à cause de mes démarches et je vais directement arriver au moment où, forts d’une expertise d’un organisme de contrôle réputé en France, l’APAVE, démontrant l’efficacité de mon produit j’ai recherché des fonds pour créer ma société.

 

Parenthèse : Grand merci à Mr Cursan, à l’APAVE qui m’a bien aidé et à titre gracieux jusqu’au rapport et m'a rendu de grand service après et à beaucoup de membre de l’APAVE qui ont joué un grand rôle dans les années qui ont suivi, mais ceci suivra et aussi à la plateforme Agir et à son personnel qui m'a permis de louer un laboratoire de chimie pour les essais de synthèse et la formulation de mon produit.

 

Une anecdote tout de même pour vous montrer à quel point les cons peuvent  être légions à tout niveaux :

Je vais voir un grand physicien-chimiste dont je tairai le nom par pure courtoisie et je lui explique ma théorie générale et mes objectifs et après 5 minutes à peine, il me coupe la parole et me dit avec une suffisance toute académique : « Si c’était si simple, Monsieur (il insiste bien sur le Monsieur avec un connotation paternelle ce que je déteste cordialement car c’est une façon de se foutre du monde sans en avoir l’air), cela ferait longtemps que je l’aurais fait» et moi au tac au tac « il a fallu attendre qu’un con reçoive une pomme sur la tête pour que l’humanité découvre la gravité, alors si tout était si simple je ne perdrais pas mon temps à essayer de vous expliquer quoi que ce soit et j’irais apprendre à voler.» Bref, l’entretien fut vite clos je ne vous le cache pas mais la connerie m’a toujours révolté et il y a des choses qui se doivent d’être dites quelles qu’en soit les conséquences…

 

Je disais donc que fort d’un rapport d’expertise je me suis mis à la recherche de fonds pour crée ma société… Là, la phrase qui me vient directement à l’esprit c’est «Qu’allais je faire dans cette galère» car je ne vous cache pas que c’est là que commence mon chemin de croix...

On est en juin 2004, plein d’illusions et d’espoir, je démarche des organismes d’états et différentes banques pour trouver les fonds… Pauvre naïf que j’étais…

 

Pour les banques, on peut résumer leurs positions par 2 situations distinctes :

 

                            -Refus pur et simple, politique de la maison : «On ne finance pas des technologies innovantes, on aime savoir où on met les pieds, revenez quand ce sera fini…»

 

Remarque : Avec une telle mentalité l’humanité serait toujours dans ces grottes… Ouga, ouga !Langue tirée

Quant au «revenez quand se sera fini» mais de qui se fout t-on ?Non décidé

 

                             -Elles sont prêtes à m’accorder un prêts pour créer une entreprise, 10 000 euros maximum.

 

Remarque : En apparence c’est pas mal mais en étudiant mieux le problème, le brevet d’invention sert de garantie, le montant est remboursable après un an, or comme je le fais remarquer à un conseiller de la banque, ce montant permet juste de déposer le brevet et de financer une ou 2 expertises et le délai avant le remboursement est trop court pour me permettre de lever de nouveaux fonds et en conclusion je pourrais tout perdre.

Le conseiller avec le sourire me confirme que c’est le but, j’ai juste assez pour déposer le brevet et prouver que ça marche, ensuite je dépose le bilan et la banque récupère un brevet de grande valeur pour une misère mais si ça ne marche pas, la banque perd 10 000 euros, c’est un risque !Pied de nez

Enfin dans tout les cas, moi je perds tout, aucun intérêt donc… Tu parles de requin, mais honnête le requin quand on le démasque évidemment, c’est déjà pas si mal !Clin d'oeil

 

Organisme publique :

 

Alors, en ce qui concerne les démarches pour les organismes public d’aide à la création d’entreprise, et de développement technologique, extrêmement nombreuses en France, la faut m’excuser mais c’est du pur scandale !

 

L’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie): On m’a simplement dit qu’ils n’avaient pas de temps à perdre et ce, par téléphone, sans même proposer un rdv, ça calme…

 

L’ANVAR (Agence National pour la Valorisation et l’Aide à la Recherche): Mes démarches seules n’ont pas mener loin et j’ai eu droit à une remarque téléphonique qui disait textuellement : Si vous n’avez pas 100 briques c’est même pas la peine de nous appeler !

 

Remarque : Là ça calme pas, sa écoeure ! J’ai mis un mois pour m’en remettre tellement ça m’a dégouté car si j’avais eut 100 briques je n’aurais bien évidemment pas eu besoin d’eux !

 

En passant par un organisme public spécialisé pour la création d’entreprise (un incubateur), plusieurs rdv, à la clef un gros bateau avec des fonds à la clef (10 000 euros) comme une carotte pour faire avancer un âne pendant plusieurs mois pour finalement voir un mec regarder mon rapport d’expertise et m’entendre dire «génial ça marche et alors ?»

Remarque : déconcertant non ? Que voulez vous répondre à ça…Rigolant

 

En passant par un site d’aide à la création de société sur les technologies innovantes (UNITEC), un conseiller hyper sympa ( Mr D) me fixe rdv, un vendredi en juillet 2004 alors que je l’ai joint le jeudi car il part en vacances le vendredi même et souhaite me voir avant son départ…

Un fonctionnaire consciencieux ?  là ça me laisse bouche bée, la vache…Langue tirée

 

Le vendredi en début d’après midi je lui expose le projet et je lui laisse une copie du rapport d’expertise et ça se passe super bien… Enfin une écoute !

Il avance un chiffre sur un fond «possible de 40 000 euros pour la création de ma boite, locaux à bas prix dans la structure Unitec et un carnet d’adresses bien rempli pour m’aider davantage… Le pied !

Par contre comme il part en vacance le jour même il me dit de le rappeler à son retour pour lancer tout ça… ça se présente bien.Clin d'oeil

 

15 jours plus tard sans faute je le rappelle, problème, il en a parlé à son supérieur qui lui a dit que c’était trop beau et je n’aurai pas un centime sans contre expertise…

Pendant 4 longs mois, avec son aide, on va courir après des soutiens :

 

                            -On obtient un RDV à l’ANVAR (sans les 100 briques ils veulent bien perde un peu de temps grâce à lui) mais en gros ils refusent de financer la contre-expertise… Un coup d’épée dans l’eau!

 

                            -On obtient un RDV avec un expert qui a été chercheur au CNRS avant de crée sa boite mais là aussi même si ça se passe bien il n’en ressort rien...Un autre coup d’épée dans l’eau…

 

                            -On obtient un RDV au pôle environnement avec Mr R ou nous nous rendons tout les 2 et ça se passe très bien, nous convenons ensemble d’un second RDV (Mr R et moi)

Au second RDV, nouveau son de cloche, le responsable, ingénieur d’études (Mr R), payer une fortune par l’état pour parenthèse, commente le rapport d’expertise et le remet en cause. Je cite quelques unes des phrases que l’on me sert.: «c’est une escroquerie, avouez…. C’est impossible techniquement… C’est une erreur certainement… Vous avez fait comment pour tromper l’APAVE ?» Avec beaucoup de patience j’ai essayé de le convaincre qu’il n’y avait ni erreur, ni arnaque et que ce rapport fait par l’APAVE, organisme de contrôle très réputé en France le prouvait et qu’il était très difficile de les tromper… Il en rajoute en me disant qu’il fallait le comprendre et que je n’avais pas «le profil», sous entendu que j’étais trop con quoi, et que si ce n’était ni une arnaque, ni une erreur je n’avais pu que voler mes idées… ça fait toujours plaisir ! Près d’une heure ça a duré cette connerie… Faut en avoir je vous jure !

Le pire c’est qu’on paie ces gens là, ça, c’est une belle arnaque et du vole manifeste.

Parenthèse : le pire c’est que ce mec (Mr R), 2 ans plus tard a eu le culot de me rappeler pour me demander où j’avais trouvé l’argent car il avait eu des échos de test très positif réussi à la faculté et m’a fait la morale car ça risquait de quitter le pays… A l’écouter c’était presque une trahison de ma part...Déçu

Je m’excuse mais je me suis permis de lui rappeler cordialement son attitude et je lui ai conseillé de faire son boulot à l’avenir au lieu de prendre les gens pour des cons et que de toutes façons, j’étais bloqué (Ce qui était vrai mais ça, ça va suivre…).Embarassé

 

Le conseiller, Mr D, dirons nous, de dépit m’envoya vers un investisseur privé, nous étions en Novembre 2004.

 

Cette investisseur privé était une société Française, la société SEGITECH, basée dans le centre Unitec, et elle m’était conseillée par Mr D qui organisa un RDV avec Mr Garnier, représentant et actionnaire principal de la société SEGITECH je n’avais donc aucune raison de me méfier…En pleurs

 

Suite au prochain numéro...

 

17:10 Écrit par RAZLEBOL dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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